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Strictly trip hop

Strictly trip hop

L'Âge d'or du trip hop 94/99


Statik Sound System – Tempesta (1996)

Publié par Strictly-trip-hop sur 1 Novembre 2011, 17:00pm

Catégories : #Bristol Sound

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Tracklist

1. Free to choose, hard to be

2. Jack

3. Essential times

4. So close

5. Sonar

6. Amazed by you

7. Dr Wheeler

8. Valentine

9. Dreams of mine

10. In our own dub / Jack laid bare

 

Tempesta est le deuxième album du groupe de bristol Statik Sound System sortie sur le label Cup Of Tea en 1996

 

Lien pour l'album : http://www.mediafire.com/?tymtwmljxnn

 

Statik-Sound-System.jpg

 

Chronique


Bristol, plus que jamais capitale de la sensualité dérangée, avec Statik Sound System le bien nommé. Autant préciser d'emblée que ce nouveau groupe vient de Bristol, capitale des laborantins mélancoliques. Ainsi, ce son perdure et se renouvelle sans jamais donner un signe d'essoufflement. Statik Sound System se l'accapare pour mieux le hisser dans les cimes les plus extatiques de la grâce. Ce collectif de zébulons de studio ­ quatre expérimentateurs instrumentistes blafards et une chanteuse délicate ­ distillent un dub onirique et mystique qui envoûte et enveloppe l'auditeur dans une délicieuse torpeur. Un groove singulier, allié à un rythme syncopé, plonge dans les abysses opiacés de l'introspection. A travers ces dédales tantôt frénétiques tantôt apaisés, la voix énamourée d'Helen White cristallise la fragilité et la difficulté d'être, proche de celle de la femme fatale de Portishead. Ces créateurs d'ambiances incertaines libèrent un spleen éphémère qui caresse les bleus de l'âme. Véritable îlot de lascivité, Statik Sound System incarne magnifiquement son patronyme. Gueules d'atmosphère plus que songwriters, ces expérimentateurs écoulent autant la douceur satinée que la fièvre brûlante. L'esthétique lancinante du trip-hop révèle ici un romantisme charnel et entraînant, mis en scène avec la perfection des plus grands. Mais l'intranquillité reste malgré tout présente. Comme si toute cette entreprise consistait à lutter contre le chaos, une force d'inertie qui menacerait d'atrophier tout l'édifice. Ce voyage intérieur serait le meilleur moyen d'expurger l'angoisse du vide, de chasser le néant. Ce bras de fer inavoué entre les pulsions de vie et celles de destruction ­ démons intérieurs toujours séduisants ­ se conclurait par une victoire au goût amer des bons sentiments. D'où cette aspiration à la quiétude, au repos, incarnée par ces havres alanguis comme le définitif In our own dub/Jack laid bare qui clôt l'album. La parenté Tricky ou Mo'Wax se fait sentir sans que cela soit véritablement gênant, Statik ayant trouvé un style bien à lui, affranchi et épuré. Soulignons au passage que le label Cup Of Tea commence à sérieusement nous énerver à force de ne sortir que des bons disques.
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