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Strictly trip hop

Strictly trip hop

L'Âge d'or du trip hop 94/99


Portishead - Portishead (1997)

Publié par Strictly-trip-hop sur 19 Juillet 2011, 19:58pm

Catégories : #Bristol Sound

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Tracklist

1. Cowboys

2. All mine

3. Undenied

4. Half day closing

5. Over

6. Humming

7. Mourning air

8. Seven months

9. Only you

10. Elysium

11. Western eyes

 

Portishead est le deuxième album du groupe éponyme, sorti le 30 septembre 1997 chez GO! Beat Records

 

Avec ce deuxième album, Portishead évite l'écueil de la redite. Le groupe de Bristol peaufine ses ambiances lugubres. Le moog, le Rhodes et la voix fantomatique de Beth Gibbons règnent toujours en maîtres mais ils côtoient des cuivres, un violon et d'autres voix. Les samples sont plus discrets, les rythmiques plus chaloupées et les influences évoluent : les Portishead revendiquent même celle du groupe expérimental des années soixante The United States Of America. On peut y voir une preuve de plus de leur volonté de ne pas en rester aux lieux communs d'un genre qu'ils ont pourtant contribué à créer : le trip-hop, qui se contente trop souvent de combiner des rythmes hip-hop et des samples inquiétants. Hubert Deshouse

 

Lien pour l'album : http://www.mediafire.com/?mg12cm25gqd

 

29 portishead lg

 

Chronique


Pour son second album, on attendait Portishead dans le sillon creusé par le premier. Les mêmes méthodes de travail sont donc utilisées bien que Geoff Barrow ait mis du temps à se sentir assez satisfait pour envisager la sortie du disque. Comme Dummy, celui-ci comporte onze titre toujours aussi denses avec ce grain de vieux disque de blues si particulier. La musique est toutefois plus axée qu’auparavant sur le duo basse-batterie et moins sur les nappes de clavier. Cet album éponyme comporte moins de titres forts que son prédécesseur bien que la qualité générale soit au rendez-vous. Au rayon des nouveautés, la compression du chant sur « Half day closing » et la présence de cuivres, notamment sur « All mine » et « Only you », qui rappelleront à certains les orchestrations de John Barry, compositeur attitré des James Bond. 
 Les expériences semblent s’arrêter là. Le groupe a toujours recours aux samples, mais en nombre très limité, tout en gardant cet esprit de boucle dans la composition des mélodies. Ils utilisent ainsi avec habileté quelques phrases de guitare. De nouveaux collaborateurs sont conviés à l’enregistrement, mais seulement pour des piges. L’équipe reste donc presque la même pour créer une ambiance encore très mélancolique sur laquelle se pose la voix fragile de Beth Gibbons. Ce sentiment est renforcé par le son glaçant sur « Humming » et les quelques scratchs discrets. Un album qui ne détonnerait pas dans l’actualité musicale de ce début de XXIème siècle. 

Raphaël Richard

1123-photo Portishead

 

Music Video

 

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