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Strictly trip hop

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L'Âge d'or du trip hop 94/99


DJ Cam - The Beat Assassinated (1998)

Publié par Strictly-trip-hop sur 23 Août 2011, 18:59pm

Catégories : #French touch

DJ Cam - The Beat Assassinated (1998)

 

Tracklist

1. I Love Hip Hop

2. Broadcasting Live (Featuring Channel Live)

3. Success

4. Renegade (Featuring Silvah Bullet)

5. Inside In A Mind

6. Danger Interlude (Featuring DJ DJam & DJ Jmdee)

7. Raise Up (Featuring Channel Live)

8. Hardcore Freestyle (Featuring Otis)

9. Brooklyn 1 2

10. Interlude (Featuring DJ DJam & DJ Jmdee)

11. L'invasion (Featuring Dadou-KDD)

12. Baron Samedi

13. Pressure (Featuring Homebru)

 

The Beat Assassinated est le troisième Album de DJ Cam sortie en 1998.

 

En 1997, DJ Cam, qui en a marre de se voir accoler des étiquettes souvent éloignées de ses racines, décide de faire valoir plus clairement son background hip-hop. Le résultat de ce recentrage porte le nom de The Beat Assassinated et démarre sur la profession de foi "I love hip-hop" ("Like Madonna loves dick" enchaînent les paroles). Le propos est sans équivoque. Tout le long du disque, le beat est puissant, la sophistication jazzy est un peu plus ténue, et des rappeurs sont même invités à poser des rimes (le duo Channel Live, Silvah Bullet ou Dadou des Toulousains de KDD), faisant par là même fi du postulat abstrait qui a fait la réputation de Cam. Pour le Parisien, ce retour aux sources ne peut décidément pas rimer avec orthodoxie : on le voit ici s'aventurer en terrain jungle avec le renfort du MC Otis, et même accoucher d'un titre speed garage ("Pressure"). Preuve est faite que son talent ne connaît pas de frontières créatives. Fabrice Privé

 

Lien pour l'album : https://rs368l34.rapidshare.com/#!download|368tl2|374082760|1998_-_The_Beats_Assassinated.rar|126576|R~B360EE3B41C0A53059FB53063E5AD83A

 

DJ Cam

 

Chronique

 

 

Rien ne va plus pour Dj Cam.

A force de fréquenter les milieux de la french touch, de poser sur des compilations branchées techno et de se montrer en compagnie de ses comparses Bob Sinclar et Laurent Garnier, voilà que le dj parisien perd toute la crédibilité hip-hop qu'il avait mis tant de temps à bâtir. Très fâché, il doit réagir en conséquence et produire un album 100% rap afin de rappeler à un monde incrédule que ses racines sont hip-hop sinon rien.

The Beat Assassinated est un album de dur à cuire. Les percussions cognent sec, le tempo s'accélère, la mélodie est annihilée au profit d'ambiances urbaines sans concessions. Tout ce qui faisait le charme des précédents albums s'est envolé, laissant place à un hip-hop assez conventionnel et à de nombreux featuring peu captivants. Le message est clair dès le premier morceau, le brutal I Love Hip-Hop: Laurent Daumail ne fait pas de techno, et tout le monde doit l'admettre à travers cette série de scratches ahuris qui ornent le morceau.

Première règle pour faire un bon album de rap: recruter des rappeurs. Dj Cam a ses petites relations et donc il ne se prive pas pour inviter quelques guests sélectionnées par ses soins. Si aucun featuring de The Beat Assassinated ne restera réellement dans les mémoires, on citera néanmoins deux interventions plutôt réussies. Tout d'abord le mc Otis sur Hardcore Freestyle, titre pas forcément passionnant mais qui a le mérite d'innover en donnant dans la jungle mutante. Puis celle de Dadou, leader du groupe toulousain KDD sur un L'Invasion qui sonne en vérité comme n'importe quelle bonne production de hip-hop français.

A aucun moment le disque ne nous épate. La banalité de Baron Samedi ne provoque rien dans notre mental déjà si habitué à ce genre de rythmiques évidentes. Incontestablement, c'est l'imposant breakbeat Success, par ailleurs maxi clef de l'album, qui remporte la palme du meilleur titre de The Beat Assassinated. Ce mini-hit en puissance demeure toujours à l'heure actuelle l'un des morceaux les plus entraînants de Dj Cam, apte à faire remuer les têtes des plus difficiles d'entre nous. Malheureusement, la subtilité et le jazz ne sont plus la composante principale de l'ouvrage.

Au final, The Beat Assassinated déçoit. Sur cet album bien trop inégal, Dj Cam semble avoir donné priorité à son image et non plus à sa musique, amplifiant par là une mauvaise réputation qui l'accablait déjà depuis deux ans auprès de son public d'origine. Un disque à réserver aux fans inconditionnels de Laurent Daumail, les autres s'en passeront.

Amrith

DJ Cam

 

 

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