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Strictly trip hop

Strictly trip hop

L'Âge d'or du trip hop 94/99


DJ Cam - Substances (1996)

Publié par Strictly-trip-hop sur 24 Juillet 2011, 20:56pm

Catégories : #French touch

37279549

 

Tracklist

1. Intro

2. Friends And Enemies

3. Essence Part One

4. Meera

5. Essence Part Two

6. Sound System Children

7. Alexandra's Interlude

8. Innervisions

9. Essence Part Three

10. Hip Hop Pioneers

11. Essence Part Four

12. Lost Kingdom

13. Essence Part Five

14. Angel Dust

15. Essence Part Six

16. Twilight Zone

17. Outro

 

Substances est le deuxième album de DJ Cam sortie en 1996

 

Depuis le magnifique Underground Vibes sorti deux ans auparavant, DJ Cam a affirmé son style, affiné sa méthode, et varié les sujets d'étude. Outre l'influence principale du jazz, toujours persistante, la musique du chantre français de l'abstract hip-hop prend parfois de légers reflets un peu plus électroniques, parfois plus dub. Les climats sont variés et font aussi bien appel à une voix indienne (celle de Kakoli Sengupta sur l'excellent "Meera") qu'à des sonorités house ("Sound System Children") ou drum'n'bass ("Twilight Zone"). Peuplé d'intermèdes qui rompent le rythme ou aménagent des respirations, globalement moins figuratif dans ses thèmes mélodiques, Substances n'a pas l'évidence de son prédécesseur. Il finit pourtant par distiller des parfums tout aussi capiteux au fur et à mesure des écoutes. Fabrice Privé

 

Lien pour l'album : http://www.mediafire.com/?5wkyy93pmc0a5n8

 

dj cam

 

Chronique


Suite à Underground Vibes, la carrière de Dj Cam a vite décollé. L'homme qui fait pleurer les platines, comme on le surnomme, s'est vu bénéficié d'une petite notoriété dans toute l'Europe mais aussi d'un succès non-négligeable au Japon. Ce qui a bien évidemment précipité la venue de ce nouvel opus aux doux accents aquatiques, et immiscé son auteur dans le cercle très fermé de la french touch branchouillarde.
Substances a le mérite de bien porter son nom. Délaissant les samples un peu trop secs mais conservant toujours la même feutrine jazzy, Dj Cam s'essaie cette fois à des sonorités nettement plus électroniques. Il en résulte un second album plus végétal et qui se permet de nombreux écarts en dehors de sa ligne conductrice abstract hip-hop. Et si le sample demeure toujours la matière principale, il est agrémenté de nombreux sons et percussions synthétiques sortis tout droit de la banque personnelle du français. Cette atmosphère plus digitale distille un nouveau parfum sur son travail de plus en plus soigné.
L'album débute par son meilleur titre, l'envoûtant Friends And Ennemies, qui confirme toute l'affection que Laurent Daumail porte au jazz. Le morceau est peaufiné par des nappes électroniques et par des voix extraites de productions cinématographiques mystérieuses. La tradition trip-hop dans son aspect puriste est assurée par le old-school mais simpliste Hip-Hop Pionneers ainsi que par l'hymne Innervisions, à la basse entêtante. Mais Dj Cam a décidé de s'accorder une liberté plus large et de s'ouvrir à de nouveaux horizons. C'est ainsi que la chanteuse indienne Kakoli Sengupta vient poser sa voix orientale sur deux titres tribaux inégaux mais reconnaissables entre mille. Grand amoureux des dancefloors, monsieur Cam se permet également de placer un Sound System Children emprunt de house pour secouer un peu ses auditeurs. Et comble de l'audace, le mystique et torturé Twilight Zone achève l'album sur une vraie rythmique de drum'n'bass parcourue d'un violon classique et frénétique. Le reste du disque n'est qu'une succession d'interludes sans grand intérêt, ainsi que deux morceaux largement dispensables.
Bien trop court, agréable sans viser le statut de chef-d'oeuvre, Substances est tout de même un bon album et une pièce de choix dans la discographie de Dj Cam. Les mélodies sont recherchées, l'effort de diversité est palpable et le jazz omniprésent. Pourtant, il manque toujours à Substances ce petit grain de sel, cette folie contrôlée qui font de certains disques des monuments.
Amrith
DJCAMpic web-ifs

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