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Strictly trip hop

Strictly trip hop

L'Âge d'or du trip hop 94/99


Cassius - 1999 (1999)

Publié par Strictly-trip-hop sur 18 Septembre 2011, 11:20am

Catégories : #French touch

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Tracklist

1. Cassius 1999 

2. Feeling For You 

3. Crazy Legs 

4. La Mouche 

5. Chase 

6. Foxxy 

7. Planetz 

8. Hey Babe 

9. Mister Eveready 

10. Nulife 

11. Interlude 

12. Somebody 

13. Club Soixante Quinze 

14. Supa Crush 

15. Invisible 

16. Cassius 99 Remix (radio edit)

 

1999 est le premier album du groupe cassius ancien La Funk Mob sorti en 1999

 

Derrière le personnage d'un Fantômas sorti d'un dessin animé psychédélique se cachent deux piliers de la scène musicale française. Philippe Zdar et Hubert Boombass sont en effet deux producteurs qui ont travaillé pour MC Solaar (ses 3 premiers albums) et remixé Björk, Daft Punk ou Depeche Mode. Après leurs projets électro-enfumés sortis sous les nom de Motorbass ou La Funk Mob, le concept de Cassius incarne leur côté le plus festif et le plus dancefloor. Entre disco-house rayonnante, embardées speed garage et collages sonores ludiques, ce 1999 préfère aux Cassandres catastrophistes de fin de siècle les sirènes des pistes de danse. Après le succès international de Daft Punk et Air, Cassius confirme la pertinence de la French Touch. Ils signent là un album efficace et joyeux, porté par une pléthore de tubes dont le jubilatoire "1999" et le drôlatique "La Mouche". Julien Guichard

 

Lien pour l'album : http://www.mediafire.com/?dy2majwtwtu

 

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Chronique

 

Cassius, c'est le consensus musical de Zdar et Boom Bass, et c'était aussi le nom d'un boxeur américain mythique, aujourd'hui Mohamed Ali. La première fois que j'ai entendu la musique de Boom Bass, il se faisait appeler Pigalle Boom Bass et a inauguré sa dextérité sur le premier album de MC Solaar. Je me souviens de "Funky Dreamer", un morceau envoûtant, subtil et qui m'a fait chavirer dès la première écoute en une minute et treize secondes top chrono, sans esbrouffe. Plus tard, les deux comparses se rejoignirent, toujours avec Solaar. Alors, quand j'appris que le duo allait sortir un album, j'imaginais des morceaux dans la même veine que le "Funky Dreamer" de mon adolescence. Bien sûr que j'étais angoissé, nous étions en pleine hystérie french touch et les trublions du marketing voulaient à tout pris mettre la main sur la poule aux œufs d'or. De toute façon, elle était déjà passée en la personne de Daft Punk. L'an 2000 était à nos portes et la musique balançait ces rejetons frenchys qui brisaient le monde à grands coup de beats électroniques. Cassius devenait un autre prétendant au titre, ces boxeurs là étaient ils vraiment imbattables où le match était-il truqué illico presto ? 
Dès les premiers morceaux, une crainte sournoise me fait douter de l'indigence des rythmiques, un souffle de déception passe. Ensuite les sons se font plus étouffants, une soul funky transite jovialement (Chase), mais pas de quoi casser la baraque tout de même. Et dès le titre "Planetz", la machine Cassius éclate, le groove devient proéminent et délire à tout va dans un maelström endiablé. On retrouve là leur confection unique, où des arrangements directs piquent et font mouche. Un down-tempo en phase terminale reste allongé sous une pluie de cordes (Nulife). Cassisus a pioché ses samples dans la trilogie motown, et son dynamique groove / disco / black. Les gimmicks altruistes s'entendent et les oreilles apprécieront la dextérité des mixes. Mais c'est toujours dans la transe rythmique que l’attention nous captive, et cela dans la plupart des morceaux. 
En effet, Cassius est capable de faire tourner la machine "en rond" sans jamais, au grand jamais, se ridiculiser, non. Ils respectent l'assimilation de chaque son et de leurs effets, doucement mais sûrement, vieil adage mais qui ici prend toute sa valeur. Car les rythmes s'accélèrent et les crochets directs s'amplifient jusqu'à un uppercut du gauche effarant, et qui semble faire vaciller les plus redoutables prétendants. Le K.O final se profile et la musique reprend toute sa fougue. Les titres toujours plus funk, plus tapageurs oscillent vers une "black proud" attitude, de quoi faire bouger dans les chaumières. Ouf, la déception n'était que passagère, tel un orage d'été, vite stoppée, pas d'électronique(nike) de consommation courante. Cassius m'a terrassé et ses beats ont marqué au fer rouge le groove énergique, à jamais.
Bir
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